Remplacement des enseignants absents, réformes du baccalauréat et de Parcoursup, état du bâti scolaire : lors d’une audition sénatoriale de 2 heures, le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray est revenu sur les revendications à l’origine du mouvement lycéen. Le gouvernement a-t-il encore des leviers pour endiguer la colère des lycéens ? Pierre-Antoine Lévi, sénateur (Union centriste) du Tarn-et-Garonne revient ce matin sur cette audition dans Bonjour chez Vous !« Le ministre a répondu avec sincérité à toutes les questions », déclare le sénateur, président de la commission ayant auditionné Edouard Geffray, tout en ajoutant que les mesures ébauchées par le gouvernement restent encore insuffisantes. Il pointe notamment du doigt la réduction budgétaire envisagée pour les collectivités territoriales, responsables de l’entretien des bâtiments scolaires : « Si Emmanuel Macron veut une réponse rapide, il faut des moyens ».Pierre-Antoine Lévi revient également sur l’annonce du ministre de l’Education au sujet du remplacement des professeurs absents. Au-delà des 3000 enseignants recrutés en urgence par le ministère pour endiguer la crise, il estime que des reformes plus profondes devront être portées à l’avenir, notamment en ce qui concerne l’affectation des professeurs. Malgré des réponses encore trop faibles et face à des revendications qu’il juge pleinement légitimes, Pierre-Antoine Lévi estime qu’il faudrait également dénoncer les violences survenues lors des mobilisations lycéennes : « On condamne beaucoup le manque de réponses du gouvernement, mais on ne condamne pas assez la violence ».
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