L’IA, nouvel outil de la guerre hybride ? Après les piratages de supermarchés des derniers jours, ayant mis à nu les failles des systèmes de cybersécurité français, la question des éventuels dangers liés à l’IA s’impose dans le débat. Quelle est l’ampleur du danger ? David Chavalarias, mathématicien et directeur de recherche CNRS au centre d’analyses et de mathématiques sociales, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.« La menace d’attaques faisait déjà partie de notre quotidien, mais avec l’IA elle est multipliée », déclare le mathématicien, en affirmant que l’interconnexion technologique est un amplificateur de notre vulnérabilité face aux piratages. Il rappelle également que « ces IA ont été mises très rapidement sur le marché avant de savoir si le produit était sûr », ce qui explique en partie les préoccupations face à ce nouvel outil.David Chavalarias insiste sur l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins malveillantes, notamment dans le cadre de la « guerre cognitive » : « l’IA peut servir à des Etats qui ont intérêt à corriger la trajectoire d’autres pays », une stratégie qui fait partie entre autres des programmes de la Chine et des USA.Malgré ces épisodes inquiétants, David Chavalarias tient à nuancer l’éventualité d’une IA apocalyptique : « Tout dépend de son utilisation », « si l’humain reste dans la boucle, il peut y avoir des avancées notables » conclut-t-il.
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