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24 questions sur les traitements en psychiatrie

Psychiatrie Internationale · 3 avr. 2026 · 33:45

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Je réponds à 24 questions laissées par les abonnés. On parle du TDAH, du trouble borderline, de bipolarité et de ce qui se passe quand un traitement aide, qu’il ne suffit pas ou qu’il devient difficile à supporter.

* Quel neuroleptique peut-on associer au méthylphénidate ?

* À quelles doses peut-on associer un neuroleptique et du méthylphénidate ?

* Quel est votre avis sur l’iode en santé mentale ?

* Traiter l’apnée du sommeil peut-il améliorer l’état mental ?

* Quelle stratégie envisager pour une dépression chronique lorsque les ISRS n’améliorent pas la dysphorie et aggravent l’anhédonie ?

* Quels signes surveiller chez un jeune adulte ayant des antécédents familiaux de trouble bipolaire ?

* Où en sont les connaissances sur le trouble de la personnalité borderline ?

* Quelles options thérapeutiques existent pour le trouble borderline ?

* Comment la thérapie comportementale dialectique peut-elle aider ?

* Peut-on regrouper les articles sur les statistiques dans un dossier accessible depuis la page d’accueil du blog ?

* Ritaline ou Concerta : lequel choisir pour une patiente ayant un TDAH, sous quétiapine, avec une humeur stable ?

* Quel est le risque de dyskinésie tardive avec quétiapine 200 mg et Tercian 25 mg ?

* Faut-il craindre un allongement du QT avec une ordonnance associant tirzépatide, Seroplex, Concerta et Laroxyl ?

* Cette ordonnance pose-t-elle d’autres problèmes que le risque d’allongement du QT ?

* Le Tentin peut-il être une option lorsque les autres traitements du TDAH n’ont pas fonctionné ?

* Quel est votre retour de terrain sur le Tentin ?

* Par quoi remplacer la paroxétine en cas de bouche sèche et de prise de poids, avec de l’olanzapine et de la lamotrigine associées ?

* Pourquoi vouloir calmer l’énergie et la créativité débordantes d’une personne ayant un trouble bipolaire de type 2 ?

* Peut-on passer à 5 mg de paroxétine par jour en fractionnant le comprimé, si sa forme le permet ?

* Pour réduire la paroxétine, vaut-il mieux prendre 10 mg un jour sur deux ou 5 mg tous les jours ?

* Autour de la ménopause, faut-il envisager un traitement hormonal ou de l’escitalopram face à une anxiété persistante ?

* Une décompensation après un sevrage brutal d’antidépresseurs indique-t-elle forcément une bipolarité, ou peut-elle être liée au traitement et à son arrêt ?

* Comment expliquer un trouble panique après une baisse du lithium et la difficulté à remonter la dose ?

* Quelles alternatives envisager lorsque le méthylphénidate provoque de l’anxiété et empêche d’atteindre une dose efficace ?

À lire aussi – TDAH et trouble borderline

* Ritaline : TDAH, troubles de l’humeur et suivi

* Trouble borderline : pourquoi je conseille la thérapie dialectique

Point de vigilance scientifique

Tentin contient de la dexamphétamine. Concerta LP 18 mg contient 18 mg de chlorhydrate de méthylphénidate : l’enveloppe visible dans les selles ne ramène pas la dose à 15 mg pour tout le monde, c’est une approximation. Le méthylphénidate agit principalement sur la dopamine et la noradrénaline, pas comme un inhibiteur de la recapture de la sérotonine.

L’ordonnance avec escitalopram et amitriptyline mérite une précision plus sérieuse. Le RCP de l’escitalopram contre-indique l’association avec les médicaments qui allongent le QT, dont les tricycliques. Le warning ne concerne normalement que le citalopram, mais la notice européenne a décidé d’étendre ça à l’escitalopram, sans aucune raison. La réponse orale ne doit donc pas être prise comme une validation de cette association, même avec un ECG normal. La fluvoxamine augmente aussi l’exposition à l’olanzapine ; le RCP prévoit une adaptation, pas une interdiction générale.

Les psychothérapies du trouble borderline ont des résultats encourageants, mais leur certitude varie selon ce qu’on mesure. Une absence de différence nette entre thérapies ne prouve pas leur équivalence. Les données ne permettent pas non plus de dire que les soins psychiatriques généraux aggravent forcément le trouble de façon formelle. Un essai comparant mentalisation et prise en charge structurée montre une amélioration dans les deux groupes, avec des différences selon les critères.

L’adversité pendant l’enfance est associée au trouble borderline. Cela ne permet pas de conclure que chaque personne a subi un traumatisme, ni que le traumatisme n’a aucun rôle causal. La méta-analyse seule ne tranche pas cette question, et ça va être difficile de le faire.

Traiter une apnée du sommeil peut améliorer des symptômes dépressifs, sans effet systématique. Une synthèse trouve un effet moyen modeste ; deux essais contre traitement simulé ne retrouvent pas de bénéfice moyen à 12 semaines. Ce n’est pas un traitement universel de la dépression ou de l’anxiété.

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