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Avril 1962. Georges Brassens fête 10 ans de carrière sur la scène de Bobino, à Paris. Au printemps, il rend hommage au poète Paul Fort, figure qui lui est chère depuis des années. Mais l'année va très vite tourner au cauchemar.
Le 5 décembre, première à l'Olympia aux côtés de Nana Mouskouri. Brassens est en coulisse, terrassé par une crise de colique néphrétique. Bruno Coquatrix insiste : le spectacle doit continuer. Et il y va, soir après soir jusqu'au 24 décembre, une ambulance en attente dans les coulisses. Il ne remettra plus jamais les pieds à l'Olympia.
Le 31 décembre, il apprend la mort de sa mère. Il part pour Sète, puis monte à Marseille pour chanter ce soir-là à l'Alcazar. Il dira : « Pour la première fois ce soir, elle me voit chanter. »
1962, c'est ça pour Brassens : dix ans de carrière, une douleur physique qu'il refuse de laisser gagner, un deuil transformé en acte de scène. La résilience d'un géant de la chanson française.
Happy Days, Musique et souvenirs des années 60 et 70, le podcast de Nostalgie+.