Psychiatrie Internationale · 17 juil. 2026 · 32:58
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Les gens me demandent mon ordonnance, mais les traitements changent d’un patient à l’autre. Le rapport que j’entretiens avec les médicaments peut s’appliquer à tout le monde et vous sera plus utile, à mon avis.
Être stable sous médicaments, est-ce vraiment être « guéri » ?
Je suis bipolaire et stable depuis plusieurs années. Mais cette stabilité repose (entre autres) sur des traitements que je prends avec une rigueur exemplaire. On entend parfois qu’être sous médicaments veut dire qu’on n’est pas vraiment guéri, attendu qu’on est encore sous « camisole chimique ». Je vois les choses autrement : sans traitement, c’est la maladie qui réduit ma liberté. Je ne veux pas avoir le moins de médicaments possible. Je veux rester libre.
Notez qu’il existe différents type de polypharmacie, voir Doxépine : effet anticholinergique et limites des tableaux
Trouble bipolaire : pourquoi la discipline compte
Prendre un traitement de façon irrégulière pose aussi un problème très concret : on ne sait pas s’il fonctionne – alors qu’un traitement pris rigoureusement peut être jugé inefficace en quelques semaines. Et la maladie n’est pas une affaire personnelle. Décider seul d’arrêter un traitement peut avoir des conséquences sur le patient, mais aussi sur son conjoint, ses enfants et son entourage. Dans cette vidéo, je reviens sur mon rapport aux médicaments, les rechutes, la peur des psychotropes et les raisons pour lesquelles la stabilité nécessite parfois beaucoup plus de rigueur qu’on ne voudrait l’admettre.
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