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Le micro du soir

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Cioloș în campania electorală francofonă

Le micro du soir · 11 mai 2026 · 37:01

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Fost prim-ministru al României între 2015 și 2017 și fost Comisar european pentru agricultură și dezvoltare rurală între 2010 și 2014, Dacian Cioloș își depune candidatura pentru funcția de Secretar general al Francofoniei. Ne vorbește despre această nouă provocare. Găsiți, mai jos, transcriptul interviului în limba franceză.

La transcription de l'entretien

- Bonsoir et bienvenue à l'émission Le micro du soir. Aujourd'hui, j'ai le plaisir et l'honneur de recevoir Dacian Ciolos, ancien Premier ministre de la Roumanie de 2015 à 2017 et ancien commissaire européen à l'agriculture et au développement rural de 2010 à 2014. Dacian Ciolos a évidemment remplit d'autres fonctions, d'autres missions à hautes responsabilités, mais nous n'allons pas toutes les énumérer. Maintenant, nous le recevons ce soir pour qu'il nous parle de ses activités, de ses projets et notamment de sa candidature au poste de secrétaire général de la Francophonie. Dacian Ciolos, bonsoir.

- Bonsoir.

- Merci d'être au micro du „Micro du soir”. C'est la première fois. Alors rentrons dans le vif du sujet. Votre programme est intitulé, je cite „Une francophonie courageuse, pragmatique, inclusive et tournée vers l'avenir”. Alors en le lisant ce programme, ce que j'ai ressenti, c'est que l'effort de pragmatisme notamment ressort. Diriez vous qu'il est là à la base de l'impulsion que vous voulez donner à l'Organisation internationale de la francophonie?

En fait, les mots que vous avez cité, elles sont liées entre elles. Parce que le pragmatisme, ça veut dire aussi être orienté vers l'avenir et aussi avoir le courage de sortir de l'histoire et de la tradition qui est important, qui est à sa place. Mais maintenant, il faut aller plus loin. Et si on veut que la francophonie reste importante et qu'elle reste relevante, il faut se tourner vers l'avenir. Et tout simplement, en fait, quand j'ai préparé cette candidature, je me suis posé la question qu'est ce qui pourrait motiver un jeune maintenant et à l'avenir à apprendre le français parce que la culture est importante, l'Histoire est importante et la France a influencé la culture du monde, a influencé l'art, la littérature. Mais je pense que pour les jeunes aujourd'hui, dans l'ère du digital, cela ne suffit pas. Donc, je suis arrivé à la conclusion que pour que le français et la francophonie restent relevantes à l'avenir, il faut tout d'abord attirer les jeunes et les motiver à apprendre le français. On ne va pas l'imposer par des décrets, par des lois, par des règlements. Ça ne suffit pas pour motiver les jeunes à apprendre le français. Et donc je suis arrivé à la conclusion qu'il faut du pragmatisme, il faut du réalisme, il faut regarder ce qui se passe aujourd'hui, comment le monde fonctionne. Et je me suis dit à côté de ce qu'il fait déjà très bien la francophonie, avec la culture, avec l'éducation, notamment, l'éducation universitaire qui est très connu avec l'Agence universitaire de la Francophonie, mais pas seulement, il y a de plus en plus une formation professionnelle en langue française. Il faut aller jusqu'au bout de la logique et voir comment on assure l'employabilité des formations qu'on est en train de soutenir au sein de la francophonie. Et donc comment on crée de l'emploi, comment on crée des opportunités pour des jeunes à utiliser le français et puis à lancer une affaire, par exemple, une une activité économique. Et donc c'est de ça qu'il s'agit, dans mon programme, de maintenir ce qui fonctionne, de consolider ce qui fonctionne déjà, mais aussi d'aller plus loin avec un projet économique. Et puis, il est évident pour tous ceux qui tournent autour de la francophonie que l'Afrique est le noyau dur et le centre de la francophonie. Mais il ne faut pas que la francophonie soit seulement autour de l'Afrique et la relation avec des pays européens qui ont des relations historiques avec des pays africains. Il y a aussi la Roumanie, l'Europe de l'Est et il n'y a pas que la Roumanie en Europe de l'Est des pays francophones.

- Il y a aussi également les pays associés également.

- Voilà. Donc donc c'est ça pour moi l'avenir, le pragmatisme et le courage de sortir des chemins battus et regarder vers l'avenir.

- Sans toutefois mener une révolution au sein de l'organisation.

- C'est pas un secrétaire général qui va amener la révolution, ce sont les acteurs qui agissent dans la francophonie. Il faut juste leur donner l'occasion, leur créer les opportunités pour pour le faire. La révolution tourne autour de nous, en fait, dans beaucoup de régions couvertes aussi par la francophonie. Mais non, il ne s'agit pas d'une révolution institutionnelle. La francophonie, c'est un réseau au delà du secrétaire général et au delà de l'Organisation internationale de la Francophonie. C'est tout un réseau. C'est un réseau qui est vivant justement parce que les gens s'impliquent. C'est un projet politique aussi qui a son importance dans un multilatéralisme qui est fortement affaibli dans le monde. Mais au delà de ce projet politique, ce projet perdure aussi parce qu'il y a tout un réseau avec des associations d'organisations à tous les niveaux, pas seulement...

- Alors dans votre programme, vous parlez d'Afrique. Je lis, et c'est la première phrase de votre approche, que l'Afrique est au cœur de votre vision. Alors vous venez de dire que la francophonie c'est pas que l'Afrique, mais elle est. Ceci étant le principal Continent francophone? Tout à fait. Alors comment comptez vous la séduire? Parce que jusqu'à présent, il y a eu surtout des. Beaucoup en tout cas, de secrétaires généraux de la francophonie du continent africain, là. Et c'est peut être une tâche ardue ou alors, quel est déjà votre réseau en Afrique?

- Encore une fois, on parle de ce que j'ai dit dans le préambule de mon programme. C'est qu'il faut se tourner vers l'avenir. Et je pense que si l'organisation reste concentrée et tournée juste autour de l'Afrique, i

Episoade: Le micro du soir

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