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La proposition d’implanter au Québec des épiceries publiques inspirées du modèle new-yorkais a beaucoup fait réagir. À New York, le projet prévoit des supermarchés appartenant à la Ville, mais exploités au quotidien par des opérateurs expérimentés. La municipalité fournit notamment les locaux et fixe des objectifs d’abordabilité et d’accessibilité.
David Miljour revient sur cette idée et propose quatre points de vigilance pour mieux réfléchir à son application au Québec.
Parmi les questions qui se posent : quel rôle l’État devrait-il réellement jouer? Comment assurer la viabilité économique d’un tel réseau? Comment éviter de fragiliser les épiceries indépendantes déjà présentes dans les communautés? Et surtout, pourrait-on atteindre les mêmes objectifs en misant davantage sur les coopératives, les OBNL et les entreprises d’économie sociale?
Cette dernière piste est particulièrement pertinente au Québec, où des modèles collectifs assurent déjà des services alimentaires de proximité. Le gouvernement reconnaît d’ailleurs leur rôle dans son Plan d’action gouvernemental en économie sociale 2025-2030.
Au-delà des réactions provoquées par l’idée d’« épiceries d’État », David propose donc d’examiner ce qu’on cherche réellement à accomplir : rendre les aliments plus accessibles, soutenir les communautés et trouver des modèles durables pour y parvenir.