Vlan! · 17 sept. 2026 · 11:54
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Cédric Rostein est le fondateur de Papatriarcat sur Instagram et Youtube, il est devenu un spécialiste de la parentalité et des droits de l'enfant, ancien libraire jeunesse à la Fnac et père de famille.
Voici un moment c'est à dire un extrait d'un épisode qui m'a valu beaucoup de retours. Au départ, je lance une idée qu'on entend partout : l'enfant serait devenu roi. Cédric m'arrête tout de suite. Il le fait avec ses chiffres et sa bienveillance, et on sent la complicité entre nous : on s'échange des invités, on se chambre, on avance ensemble. Dans cet épisode, nous parlons de violences éducatives ordinaires, du burnout parental, de la façon dont la France a transformé « les États doivent » en « les parents doivent », et de la loi de 2019 votée sans le moindre accompagnement. J'ai questionné Cédric sur l'idée défendue par Dr Shefali d'élever un enfant « moyen », et il m'a répondu avec une histoire de deux enfants de deux ans et demi : l'un parlait, l'autre grimpait partout, et chaque famille ne voyait que ce qui manquait au sien. C'est un moment qui fait tomber pas mal de certitudes sur l'éducation, l'école et la pression qu'on met sur les parents.
Citations marquantes1. Le mythe de l'enfant roi (00:38)
Les chiffres disent l'inverse : 81 % des parents ont recours à des violences régulières, et un enfant meurt tous les cinq jours sous les coups de ses parents.
Pourquoi ça compte : ce récit détourne le regard de la réalité que vivent les enfants.
2. Le burnout parental vient de la société, pas des enfants (02:39)
On fait moins d'enfants, donc il faut « les réussir ». Cette pression vient de la société, et ce ne sont pas les enfants qui font la société.
Pourquoi ça compte : on arrête de chercher le problème chez l'enfant.
3. De la responsabilité collective à la responsabilité individuelle (03:28)
La Convention internationale des droits de l'enfant engage les États. La Suède et l'Espagne ont mis des moyens en face. La France a reporté la charge sur les parents.
Pourquoi ça compte : sans moyens, une politique publique devient de la culpabilisation.
4. Une loi sans accompagnement (04:10)
La loi de 2019 ne vise que l'autorité parentale, pas les institutions. Elle arrive sans campagne ni soutien, et on la présente comme une « loi anti-fessée ». En Suède, en 1979, l'information était imprimée jusque sur les bouteilles de lait.
Pourquoi ça compte : on ne change pas les pratiques de toute une société juste en interdisant.
5. Accepter un enfant « moyen » (06:15)
L'idée de Dr Shefali : renoncer à l'enfant exceptionnel et sortir des superlatifs et de la course à l'avance.
Pourquoi ça compte : c'est ce qui enlève la pression à l'enfant comme au parent.
6. La hiérarchie des talents (08:25)
L'école valorise le français et les maths, et ignore la musique ou les arts. Elle corrige en rouge, même sur un 19/20.
Pourquoi ça compte : ce regard centré sur les manques, les parents le reproduisent à la maison.
7. « Avancé par rapport à quoi ? » (11:14)
Entre 12 et 24 mois, un enfant développe surtout la motricité ou le langage, rarement les deux à la fois. La pression commence dès la maternité et pèse surtout sur les mères.
Pourquoi ça compte : les normes de développement deviennent des cases à cocher.
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