AZIMUT Parlons orientation · 5 juil. 2026 · 15:10
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Depuis septembre, il s’est passé beaucoup de choses.
Beaucoup de choses dans ma vie de maman, dans ma vie d’entrepreneure, dans ma vie de créatrice de contenus, et dans cette zone un peu floue où tout se mélange parfois : les enfants, le travail, les projets, les chiens, l’île d’Yeu, les tableaux, les podcasts, les partenaires, les maths du week-end et les grandes questions d’orientation.
Alors, avant de plonger dans mon rythme estival, j’avais envie de vous partager un bilan un peu plus personnel. Pas un bilan parfait, pas un bilan lissé. Un bilan de vraie vie.
Cette année, Timothée est entré en seconde.
À sa demande, il a intégré une pension à Rouen. Il avait déjà connu l’internat, mais dans un contexte très différent : une année passée en Angleterre, avec une pension qui ressemblait davantage à ce que l’on imagine d’un boarding school britannique. Des terrains de sport sur herbe, plusieurs heures d’activité physique par jour, un cadre très structuré autour du sport.
En France, la réalité a été différente. La pension, ici, c’est plutôt foot dans la cour de récréation entre deux études, puis encore un peu de foot après le dîner.
Ce n’est pas exactement la même intensité.
Alors Timothée s’est adapté à sa façon. Il s’est replié sur la salle de gym. Ce n’était pas ce qu’il avait imaginé, mais il a trouvé un espace qui lui convenait davantage.
Sur le plan scolaire, disons les choses simplement : peut mieux faire.
Ou, si je choisis la version plus positive : des progrès à poursuivre.
Et là encore, je retrouve quelque chose que je vois souvent chez les jeunes que nous évoquons dans AZIMUT : l’orientation ne se construit pas seulement avec des notes, des bulletins et des choix de spécialités. Elle se construit aussi dans la manière dont un adolescent apprend, travaille, résiste, contourne, se remotive, ou non.
Cette année, Timothée a aussi creusé une piste : le droit.
L’intérêt était né à la rentrée, lors de la visite d’un salon. Il avait accroché. Alors nous avons pris cette piste au sérieux. Il a fait trois stages pour explorer cet univers.
Trois stages, ce n’est pas rien.
Et finalement, conclusion : le droit ne lui plaît pas vraiment. Ou plutôt, ce n’est pas seulement que le contenu ne lui plaît pas. C’est que cela ne correspond pas à sa manière d’apprendre, à sa manière d’entrer dans les études, à sa façon d’appréhender le travail intellectuel.
Et c’est une information très précieuse.
Un stage qui permet de dire “non”, ce n’est pas un stage raté. C’est au contraire un stage utile. Il évite de construire un projet sur une idée abstraite, sur une image séduisante, ou sur un malentendu.
Son stage de seconde, lui, se fera dans un hôtel, pendant quinze jours.
C’est l’autre secteur qui l’avait interpellé cette année. Et j’ai bon espoir que cet univers lui corresponde davantage : la variété des tâches, le rythme, le dynamisme, le contact, le concret.
Évidemment, je ne vais pas en tirer des conclusions avant qu’il ait vécu l’expérience. Ce serait exactement l’erreur que l’on essaie d’éviter en orientation : décider trop vite, sur une image ou une intuition. Mais cette piste mérite clairement d’être testée.
J’ai déjà en tête quelques journées portes ouvertes à faire avec lui l’année prochaine, pour aller voir de plus près certaines formations, comprendre les attendus, observer les lieux, sentir les ambiances.
D’ailleurs, je vous le rappelle au passage : le calendrier de l’orientation AZIMUT est toujours disponible. Je sais qu’il vous plaît beaucoup, et je comprends pourquoi. Quand on accompagne un adolescent, on a besoin de repères dans l’année : les salons, les journées portes ouvertes, les échéances Parcoursup, les choix de spécialités, les stages, les temps forts à ne pas rater. Sans calendrier, on subit. Avec un calendrier, on anticipe un peu mieux.
Il y a eu aussi une semaine d’essai pour un job d’été chez un poissonnier. Finalement, ce sera un autre job cet été. Là encore : on teste, on ajuste, on avance.
Et puis il y a eu les amis, les fêtes, les discussions, les petits décrochages, les reprises, et maman qui se colle aux maths le week-end pour accompagner son fiston.
Je dois être honnête : je sens que j’ai atteint mes limites en maths.
Je peux encore soutenir, encourager, aider à reprendre les bases, mais je vois bien que je ne suis plus très loin du moment où il faudra passer le relais.
Timothée passe donc en première générale avec les spécialités maths, SES et LLCE.
On verra ce que cette combinaison donnera. Elle a sa cohérence, mais elle demandera du travail. Pas du travail fantasmé. Du vrai travail. Régulier. Concret. Celui que les adolescents n’ont pas toujours envie de fournir, et que les parents ne peuvent pas faire à leur place.
De son côté, Charlotte est entrée dans une autre phase.
Après presque dix-huit mois à l’étranger — un petit boulot au Royaume-Uni, un échange universitaire en Finlande, puis un stage en Australie — je suis très contente de l’avoir récupérée à la maison.
Elle est maintenant en apprentissage, avec un rythme de trois semaines en entreprise et une semaine en cours.
Et clairement, ce format lui convient bien.
Charlotte, c’est ma petite working girl. Elle aime être dans l’action, dans le concret, dans les projets. Elle s’épanouit dans la communication et l’événementiel. L’alternance lui permet de relier les études au terrain, de progresser dans un environnement professionnel, de prendre sa place.
Là encore, je vois quelque chose qui me semble essentiel en orientation : il n’y a pas seulement la question de la filière. Il y a la question du format.
Certains jeunes ont besoin d’université, de temps long, de théorie, de recherche. D’autres ont besoin de concret, d’entreprise, de rythme, de responsabilités, de missions réelles. Le bon ch
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