Nous avions découvert le concept en 2024 au salon Bike Brussels... Aujourd'hui, ça y est, il prend réellement vie en Belgique !
Et si, pour certains petits déplacements scolaires, on laissait le car au garage ? C'est le pari fait par l'école
Notre-Dame de la Trinité à Wezembeek-Oppem. Depuis le début de l'année scolaire, les enfants ne prennent plus systématiquement le car pour parcourir les quelques kilomètres qui les séparent de la piscine. Ils embarquent à bord d'un véhicule pour le moins étonnant : le
Véloctobus.
Son nom donne déjà quelques indices : il mélange le
vélo, le
bus et même un peu la pieuvre, puisque ce drôle d'engin peut transporter jusqu'à
8 enfants.
Visuellement, il ressemble à un grand cuistax amélioré. Mais il est sérieusement équipé :
phares, feux stop, klaxon, toit et bâches de protection contre la pluie. Une assistance électrique permet également au conducteur de transporter son petit groupe plus facilement, notamment dans les côtes.
À bord, tout le monde s'équipe :
casque et gilet fluorescent pour prendre la route. Avec des enfants, le Véloctobus est limité à
15 km/h. Les trajets sont également organisés en concertation avec les autorités locales.
Le jour de notre visite,
8 Véloctobus se relayaient pour conduire une soixantaine d'enfants à la piscine. Et pour eux, le trajet fait déjà partie de l'activité : ils prennent l'air, bougent, discutent et découvrent une autre manière de se déplacer.
L'intérêt de la formule apparaît surtout sur les
courtes distances. Pour trois kilomètres, par exemple, marcher peut prendre trop de temps dans le cadre d'une journée scolaire. À l'inverse, faire venir un car pour un trajet aussi court représente un coût et mobilise un véhicule motorisé important. Le Véloctobus cherche donc à proposer un
compromis entre mobilité douce et contraintes pratiques.
Pour l'instant, l'expérience reste très limitée : seulement quelques écoles de
Wezembeek-Oppem et Woluwe utilisent ces véhicules. L'enjeu est désormais de voir le concept essaimer ailleurs.
L'ASBL
Véloctobus, cofondée notamment par
David de Myttenaere, a acheté dix véhicules auprès du
fabricant français Humbird et les met à disposition de 5 écoles. Mais le modèle pourrait inspirer d'autres établissements scolaires, clubs sportifs ou structures accueillant des enfants.
Il faudra évidemment tenir compte de la configuration des routes, des distances à parcourir et de l'organisation locale. Mais cette expérience rappelle surtout qu'en matière de
mobilité scolaire, il existe parfois des solutions entre le "tout à pied" et le "tout en voiture ou en car".
Et pendant la
Semaine de la mobilité, c'est peut-être justement le bon moment pour tester de nouvelles façons de se déplacer !
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