On parle souvent des jeunes qui rêvent de partir à l’étranger pour apprendre une langue, découvrir une culture, vivre une expérience marquante. Mais on oublie parfois qu’il existe l’autre versant de cette aventure :
accueillir.
Aujourd’hui, plusieurs organismes lancent un appel aux familles en Belgique pour héberger des étudiants étrangers pendant quelques mois ou une année scolaire. Parmi eux,
YFU,
AFS, le
Rotary International ou encore
WEP.
Le principe est simple, mais l’expérience est profonde. Il ne s’agit pas seulement de loger un jeune. Il s’agit de
l’intégrer pleinement à la vie de famille. Partager les repas, les activités, les moments du quotidien. L’emmener voir les grands-parents le dimanche, faire les courses ensemble, discuter, rire… bref, vivre une véritable immersion.
Car l’objectif dépasse largement l’apprentissage d’une langue. Il s’agit de créer du lien, de découvrir une autre culture de l’intérieur et, souvent, de
tisser des relations qui durent bien au-delà du séjour.
Les
profils des jeunes sont
variés. Certains viennent pour une année complète, d’autres pour quelques mois. Certaines organisations permettent même à des adolescents dès 15-16 ans de vivre cette expérience, que ce soit en partant… ou en étant accueillis.
Mais face à la diversité des offres, pas toujours évident de s’y retrouver. Le secteur de l’échange linguistique est assez large, avec plusieurs modèles.
D’un côté, il y a les organisations
associatives, comme YFU ou AFS. Ici, on est dans une démarche citoyenne. D’ailleurs, YFU est né dans les années 50, après la guerre, avec l’idée de former des jeunes “ambassadeurs de la paix”.
Les participants sont fortement encadrés, avant, pendant et après le séjour. Et surtout, les familles d’accueil sont
bénévoles. Cela garantit un esprit d’échange sincère, basé sur
l’ouverture et le partage.
La contrepartie, c’est que les
places sont
limitées. Des quotas sont fixés pour assurer un accompagnement de qualité.
À côté de ça, il existe des structures plus
commerciales, comme WEP ou
Information Planet. Ici, la logique est différente : on répond à la demande. Si de nombreux jeunes souhaitent partir dans un pays précis, l'organisation tente de suivre, sans contrainte de quota.
Mais cela a un coût. Une année à l’étranger peut atteindre
5000 euros en Flandres, jusqu'à plus de
20 000 euros pour le Canada... Le tarif varie en fonction de la destination et des services.
Et si on n'a pas de
budget ? Il existe des alternatives.
Certaines
bourses peuvent être accordées. Et il y a aussi des modèles plus solidaires, comme celui du Rotary International. Ici, on parle d’un
échange pur : le jeune part à l’étranger, mais
la famille doit accueillir un étudiant en retour. Une formule plus accessible financièrement, mais basée sur le principe du donnant-donnant.
Dans tous les cas, une chose est sûre : il faut s’y prendre à l’avance. Pour les départs, les inscriptions se préparent souvent un an à l’avance. Pour la prochaine rentrée, il est déjà un peu tard… mais rien n’empêche de tenter.
En revanche, pour
accueillir, il est encore temps de se manifester. Et c’est peut-être là que réside la plus belle opportunité.
Car ouvrir sa porte, c’est aussi ouvrir son esprit. Et parfois, c’est toute une famille qui en ressort transformée.
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